6D8CAF5B39A49189F13F4FDB7A12F429 Marie Botturi POURQUOI J’ÉCRIS
  • Marie Botturi

pourquoi j'écris

Mis à jour : 25 mai 2019



  • Écrire pour demeurer éveillée, lutter contre toute anesthésie, contre les manipulations diverses, conscientes ou inconscientes, qui gouvernent tout notre être, cœur, esprit et corps. Écrire pour donner jour aux cris qui se taisent, laisser se dire notre parole propre, notre parole d’enfance, notre parole rebelle.

  • Écrire pour ne pas mourir.

  • Écrire pour se libérer.

  • Écrire pour ne pas oublier.

  • Écrire pour trouver la paix.

Mais plus l’on écrit, plus l’on a l’impression d’être en dessous de ce que l’on voulait écrire ou devrait écrire.

L’écriture est mon nid.

  • Écrire c’est aimer deux fois.

  • Écrire pour entrer dans le murmure de la vie, pour l’élargir, creuser le silence où cette vie se donne à profusion.

Dans « Consolation de la nuit », Jean Sulivan dit : « Écrire n’est-ce pas se lever au milieu de la nuit, parmi les choses réelles et irréelles, proches et étrangères, aller jusqu’au bout de sa folie, troubler le sommeil des gisants, annoncer l’aube ? »

  • Écrire pour s’observer, se confronter à soi-même. Parfois pour briser l’isolement, le rendre supportable.

  • Écrire, marcher vers l'inconnu, tenter de se connaître et puis se perdre comme si l'on ne se connaissait qu'en se perdant.

  • Écrire, à la fois magnifier la vie et s’ajuster à la mort.

  • Écrire pour dire la blessure du monde et sa joie surabondante, crier la fulgurance du monde.

  • Écrire pour retrouver ce qu’on a oublié ou voulu détruire en soi.

  • Écrire pour rejoindre l’univers, communier avec lui en souterrain, renaître sans cesse.

  • Écrire pour dire le presque rien des visages qu’on n’oublie pas. Pour dégager la lumière des petites choses, sans y parvenir.

  • Écrire avec son espoir et son désespoir, éclairer à mesure, avec les mots, une route inconnue.

  • Écrire pour s’unir à la grande solitude intérieure créatrice.

  • Écrire, traverser le désert, accéder à l’eau, au pain, à la liberté.

  • Écrire, y laisser son cœur, son corps, son âme, brûler et renaître désenchaîné, libre, libre...

Et revenir encore à Jean Sulivan pour qui écrire, lire, aimer, être en poésie, danser, c’est la même histoire :

« PARCE QUE L’ÉCRITURE, LA DANSE, L’AMOUR, C’EST PAREIL.
LOVE IS LOVE »

« Un livre, un poème, c’est physique d’âme. Ça vous sort du corps ou ça entre dedans, mots, musique, esprit, sang-soleil, semence ou quoi ? Ne le savais-tu pas ? Parce que l’écriture, la danse, l’amour c’est pareil, love is love. Sous la peau des mots bat le sang des mains. Et croyais-tu qu’on pouvait écrire ou lire sans se blesser ? As-tu donc oublié que la terre est issue du soleil, fille-soleil, sang-soleil, et l’alléluia des volcans, leurs rugissements d’allégresse et les pourpres en pleurs qui s’écoulent de leurs flancs, le glorieux mal d’amour, tout ce sang qui s’échappe le soir à gros bouillons dans le ciel que tranche l’horizon, sourire éclaté, Bouddha s’ouvre, livre violé, poème livré, tandis que les mots éclosent, que s’échappent les oiseaux, les bariolés, les flamboyants, là-bas, de toutes les couleurs… »

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